EPR de Flamanville : "Le démarrage ne semble pas envisageable avant 2023" et on peut douter "qu'il démarre un jour", selon négaWatt

franceinfo
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L'EPR de Flamanville nécessitera des modifications "lourdes", a expliqué mercredi 7 avril lors d'une audition au Sénat le président de l'Autorité de sûreté nucléaire (ASN). Il a estimé que le programme d'essais était satisfaisant, mais qu'EDF n'avait "plus de marges" pour procéder à la reprise de soudures défectueuses. "Le démarrage de l'EPR ne semble pas envisageable avant au mieux 2023 et on peut interroger la possibilité que ce réacteur démarre un jour", a commenté sur franceinfo Yves Marignac, expert en énergie et porte-parole de l’association négaWatt.

franceinfo : Que pensez-vous de cette déclaration de l'Autorité de sûreté nucléaire ?

Yves Marignac : On est peu habitué à ce que le président de l'Autorité de sûreté nucléaire (ASN) utilise des mots aussi forts. Ceci dit, ces termes sont dans la continuité d'une progression de la fermeté de l'ASN dans ce dossier. Cette fermeté semble d'autant plus nécessaire que l'ASN a sa part de responsabilité dans cette dérive puisqu'un certain nombre de problèmes qu'EDF doit résoudre aujourd'hui remontent pour certains à plusieurs années. Le problème de piquage [partie où se situe le raccordement] sur les circuits du réacteur remonte techniquement à 2006 et ça n'est qu'aujourd'hui qu'on se rend compte qu'il y a des problèmes.

"Le trait commun c'est qu'à chaque fois, les problèmes ne sont apparus, alors que techniquement ils étaient identifiables auparavant, qu'une fois que toutes les choses étaient en place et qu'il y avait une (...)

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