Les épidémies de coronavirus ont frappé pour la première fois il y a plus de 21 000 ans

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L'ancêtre commun le plus récent des coronavirus existait il y a plus de 21 000 ans, soit près de 30 fois plus vieux que les précédentes estimations.

Depuis le début du XXIe siècle, trois épidémies de coronavirus on touché l'Homme. Selon une étude publiée par l'Université d'Oxford, l'ancêtre commun le plus récent de ces virus existait il y a plus de 21 000 ans, une estimation près de 30 fois plus vieille que les précédentes.

L'ancêtre commun le plus récent des sarbécovirus, la famille des coronavirus à laquelle appartient le Covid-19, existait il y a plus de 21 000 ans. C'est ce qu'affirment des chercheurs de l'Université d'Oxford ayant réalisé une étude permettant de trouver les origines évolutives des infections virales pandémiques telles que le Covid-19. 

Cette recherche, la première du genre, a permis aux chercheurs de recréer avec succès les schémas de cette décroissance observée chez les virus. L'étude publiée dans la revue scientifique américaine Current Biology a également montré que l'humanité pourrait avoir été exposée à des sarbécovirus dès la période paléolithique.

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"Nous avons développé une nouvelle méthode qui peut récupérer l'âge des virus sur des échelles de temps plus longues et corriger une sorte de 'relativité évolutive' [...]. Notre estimation basée sur des données de séquence virale, datant de plus de 21 000 ans, est en concordance remarquable avec une analyse récente d'un ensemble de données génomiques humaines qui suggère une infection par un ancien coronavirus à peu près à la même époque", a déclaré Mahan Ghafari, biologiste et épidémiologiste l'Université d'Oxford. 

Un modèle qui permet de reconstruire l'histoire évolutive de nombreux virus

"Trouver les origines évolutives des infections virales pandémiques telles que Covid-19 nous aide à comprendre combien de temps l'humanité a pu être exposée à ces virus, à quelle fréquence ils ont pu provoquer des épidémies dans le passé et à quel point ils pourraient être à l'origine de nouvelles épidémies dans le futur", explique le professeur Aris Katzourakis, qui a mené l'étude.

Ce nouveau modèle de recherche permet de reconstruire l'histoire évolutive des virus liés au SRAS-CoV-2, mais également une gamme beaucoup plus large de virus à ARN et à ADN lors de périodes plus reculées dans le passé. Les prédictions du modèle pour le virus de l'hépatite C sont cohérentes avec l'idée que le virus circule depuis près d'un demi-million d'années.

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"Avec cette nouvelle technique, nous pouvons examiner plus largement d'autres virus, réévaluer les délais de leur évolution et obtenir des informations sur les relations avec l'hôte qui sont essentielles pour comprendre leur capacité à provoquer des maladies" conclut le professeur Simmonds, virologue à l'université d'Oxford.

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