"Envoyé Spécial" n'a pas été "censuré" en Afrique, c'était une volonté de la production

Lauren Provost
L'enquête sur le cacao et le travail des enfants du dernier

MÉDIAS - Le mot "censure" a été lâché. Un peu trop tôt sans doute. Ce jeudi 10 janvier, France 2 diffusait un numéro d'"Envoyé Spécial" une enquête de Paul Moreira et Pedro Brito Da Fonseca, produite par Premières Lignes Télévision. Problème: cette investigation sur le travail des enfants dans certaines exploitations de cacao en Côte d'Ivoire n'a pas pu être visionnée en Afrique.

Le signal a été interrompu juste avant le début du reportage en question jeudi soir. "Suite à un problème technique, la diffusion de votre programme est momentanément interrompue", ont pu lire les spectateurs africains qui suivaient l'émission. Rapidement sur les réseaux sociaux, une opération de "censure" a été dénoncée. Le journaliste et producteur Paul Moreira, actuellement en reportage à l'étranger, a lui-même tiré la sonnette d'alarme avec plusieurs tweets.

La présentatrice d'"Envoyé Spécial", Elise Lucet, a quant à elle ironisé sur l'interruption "brutale" de la diffusion du reportage, "notamment en Côte d'Ivoire".

Rapidement ce jeudi soir, le groupe Canal a été pointé du doigt par plusieurs messages sur les réseaux sociaux. Des spectateurs ayant accès à France 2 via Canal+ Afrique ont pensé à une volonté de "censure" de la filiale appartenant au groupe Bolloré, présent dans 46 pays du continent africain.

Que s'est-il vraiment passé?



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