Environnement: les sites pétrogaziers cherchent à cacher les torchages de gaz

Une nouvelle tendance émerge sur les sites pétrogaziers qui concerne les torchères. Cette pratique consiste à brûler en longs panaches de flammes le gaz quand c'est moins coûteux que de l'exploiter. Une pratique très polluante dont le secteur est censé se passer. Il en a pris l'engagement, en tout cas. Or, il s'avère qu'il préfère désormais dissimuler ces équipements, afin qu'ils ne soient plus visibles au regard perçant des satellites.

Quand ça revient trop cher de s'occuper de son gaz, autant le brûler. C'est le raisonnement qui a poussé de très nombreux sites pétrogaziers à s'équiper de torchères, de longs panaches de flammes impressionnants, mais très polluants. Le processus émet énormément de dioxyde de carbone directement relâché dans l'atmosphère.

C'est pourquoi des satellites sont utilisés pour repérer ces torchères depuis l'espace. Des informations utiles pour ensuite faire pression sur les opérateurs afin qu'ils cessent de les utiliser. Antoine Rostand est le patron de Kayrros, une société qui analyse ces images. « Ce sont des satellites qui passent la nuit notamment, et on voit vraiment très bien les flammes. Et puis, il y a vraiment une volonté très forte de réduire le torchage de gaz. Il y a un certain nombre d'opérateurs qui font le travail et d'autres qui manifestement utilisent des nouvelles technologies, donc de torchères dissimulées pour pouvoir continuer à brûler le gaz sans que ça se voit. »

Un contrôle a priori nécessaire. L'objectif international, c'est de mettre fin au torchage en 2030, mais les entreprises du secteur montrent bien leurs réticences à jouer le jeu.


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