Environnement : quand les sangliers investissent les zones urbaines

Au sein de la forêt de Montmorency (Val-d’Oise), située à une vingtaine de kilomètres de Paris, des groupes de chasseurs traquent les sangliers. L’espère est considérée comme nuisible en Île-de-France. À peine commencée, la traque laisse apparaître les premières traces de l’animal. "C’est typiquement une zone que les sangliers ont retournée. Ils sont très nombreux dans la forêt", explique Michel Beal, directeur d’agence territoriale ONF, qui officie dans la partie la plus urbaine de la forêt de Montmorency. Les louvetiers, chasseurs bénévoles des zones urbaines En trente ans, la population de ce gibier a été multipliée par dix. Ils sont de plus en plus nombreux et hésitent de moins en moins à sortir à proximité des habitations. Dans les zones urbaines, où la chasse est proscrite, les mairies peuvent faire appel aux louvetiers, une institution créée par Charlemagne, pour éliminer les loups. Ces chasseurs bénévoles, mandatés par le préfet, agissent la nuit et sont autorisés à intervenir. "Ils viennent quasiment toutes les nuits", raconte Francis Maillard, président des lieutenants de louveterie du Val-d’Oise. "On est venus aussi construire dans la forêt quelque part, (…) c’était le domaine des animaux sauvages". Un argument partagé par certains écologistes, opposés à la chasse.