Environnement: les maires d'Afrique centrale au chevet des écosystèmes des villes

Le Gabon accueille dès ce mardi jusqu’à mercredi une rencontre des maires des pays d’Afrique centrale, co-organisée par l’Association internationale des maires francophones (AIMF) et l’Union européenne. Au cœur de cette rencontre, la protection des forêts et écosystèmes des villes et de ses banlieues malgré la pression immobilière.

Avec notre correspondant à Libreville, Yves Laurent Goma

Landry Lignabou, président de l’ONG Plurmea, veille sur la bonne santé des mangroves dans des quartiers de Libreville et ses environs. Son cœur saigne chaque fois qu’il découvre que cette végétation où naissent les poissons et les crabes est attaquée par des promoteurs immobiliers.

« Pas plus tard qu'hier, nous avons pu observer des nouvelles bâtisses qui sont à l'intérieur de la mangrove. Et non seulement la mangrove est détruite, mais on observe aussi une diminution nette des crustacés qu'on voyait avant. »

La mangrove n’est pas la seule végétation sous pression. Toutes les forêts protégées de Libreville sont menacées de disparition. Baudelaire Ekoumajou, expert camerounais en foresterie urbaine, soutient que ce phénomène est constaté partout en Afrique : « Les villes n'arrêtent pas de grandir. D'ici à 2050, près de 75% de la population mondiale vivra en milieu urbain. »

Les conclusions de la rencontre de Libreville seront présentées en novembre à la COP27 en Égypte.

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