Environnement: les aires marines protégées en Europe n’échappent pas à la pêche industrielle

L’Union européenne s’est fixé l’objectif de protéger 30% de ses eaux d’ici à 2030. Mais selon une étude réalisée par Bloom, une ONG de protection de la mer, la pêche industrielle continue dans ces aires pourtant censées être protégées. Notamment la pêche au chalut, une des techniques les plus destructrices de l'environnement. La France, l'Italie et l'Espagne sont notamment pointées du doigt.

En décembre 2022, les États du monde entier se sont accordés autour d’un « Cadre mondial pour la biodiversité », qui vise à protéger au moins 30% des océans de la planète d’ici à 2030, grâce à des aires marines protégées.

L’Union européenne s’y est donc engagée, et ces aires marines « excluraient toutes la pêche industrielle et un tiers bénéficierait du statut de "protection stricte", c’est-à-dire sans aucune pêche ». « En France, le président de la République Emmanuel Macron se targue d’avoir déjà dépassé cet objectif », souligne l’étude de l’ONG Bloom.

Chalutage destructeur

Or, selon ce rapport, plus du quart de la pêche au chalut en Europe (26,7 %) s’est déroulée à l’intérieur d’une aire marine protégée en 2023, et ce sont plus de 60% des espaces censés être sanctuarisés qui sont touchés par le phénomène. En somme, la présence ou non d’une aire marine protégée ne change rien pour les chalutiers, dénonce l’ONG, qui rappelle l’impact considérable de ces navires.


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