Environ 200 personnes rassemblées à Paris ce dimanche pour le premier anniversaire des gilets jaunes

La manifestation se déroulait au lendemain d'autres rassemblements dans toute la France, qui ont dégénéré en violences place d'Italie, à Paris. Des manifestants ont également occupé un étage des Galeries Lafayette.

Quelque 200 personnes, dont les figures gilets jaunes Jérôme Rodrigues ou Priscilla Ludosky, étaient rassemblées dimanche dans le calme à Paris pour une deuxième journée de commémoration du premier anniversaire du mouvement.

Les participants étaient réunis dans le calme sur une place à proximité des Halles, dans le cœur de la capitale:

"Macron détruit la France et vos droits, ne nous critiquez pas ! On est là pour vous", pouvait-on lire sur une pancarte, ou entendre les chants habituels des "gilets jaunes": "On est là, on est là, même si Macron le veut pas, nous on est là".

"Récolter les fruits de ce qu'on a semé"

"Aujourd'hui on a organisé cette nouvelle journée parce que c'est le week-end anniversaire. On espère récolter les fruits de ce qu'on a semé", a déclaré Faouzi Lellouche, un des organisateurs de ce rassemblement et aussi de la manifestation de samedi qui devait partir à 14 heures de la place d'Italie et qui a été annulée par la préfecture de police après des violences.

Faouzi Lellouche a dénoncé "une décision politique, et c'est une stratégie de nous nasser (encercler par les forces de l'ordre)".

"À 13h30 le commandant de police référent de la manifestation m'a appelé pour me dire que la manif allait être annulée. Je me suis mis en colère et je lui ai demandé: 'mais pourquoi? juste à cause d'incendies de palettes? Ouvrez (le dispositif de sécurité) et les gens vont circuler et ça va aller. Arrêtez d'essayer de trouver des raisons pour nous empêcher de manifester'", a-t-il expliqué.

"Ce n'est pas normal qu'on ait autant de répression"

Samedi, Priscillia Ludoski, co-organisatrice de la manifestation, avait tweeté: "Nasse à place d'Italie, impossible de partir, manifestation déclarée annulée à la dernière minute".

"On n'a pas eu de réponse politique si ce n'est que du mépris. Ce n'est pas normal qu'on ait autant de répression", a-t-elle déclaré à l'AFP dimanche lors du rassemblement près des Halles.

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