Envahissement du Capitole : pour les miliciens américains, ce n'était qu'un début

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S'asseoir sur la table de travail de la présidente de la chambre des ­représentants, Nancy ­Pelosi? ­Uriner voire déféquer sur la ­moquette de certains bureaux de sénateurs? Planter le drapeau confédéré des sudistes à l'intérieur même du Capitole? C'était un rêve hors d'atteinte pour des milliers de partisans de Donald Trump. Et c'est bien ce dernier qui a pu lui donner vie. L'invasion du Capitole, le plus symbolique des temples de la démocratie américaine. Est-ce pour autant lui qui a voulu et planifié cela? Donald Trump était-il et va-t-il rester le chef d'orchestre d'une meute prête à en découdre?

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Les avis divergent. Selon Bruce Hoffman, un spécialiste reconnu du terrorisme, le président sortant a bien tiré les ficelles, avec à sa disposition "un maillage d'extrémistes très actifs sur les réseaux sociaux dont le seul point commun est de vouloir perturber le processus démocratique". Kathleen Belew, une chercheuse qui a consacré dix ans à une étude* sur les milices blanches américaines, considère au contraire que "ce serait une erreur de penser qu'il les contrôle". Selon elle, "si demain ces gens doivent le lâcher parce qu'il ne sert plus leur ordre du jour, leur sens de la loyauté s'arrêtera parce qu'ils ne sont absolument pas intéressés par la politique traditionnelle, y compris par Donald Trump".

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On s'est tellement focalisé sur le terrorisme venu de l'extérieur après...


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