Pour entrer dans le XXIe siècle, repartons du Moyen Age !

Libération.fr

Unir grandes écoles et universités est un impératif pour refondre l’enseignement supérieur.


Notre monde est en train de basculer, et ce peut être pour le pire ou le meilleur. Sous peine de désespérer nos jeunes ou de les assigner au milieu dans lequel ils sont nés, nous devons les former de façon plus efficace et exigeante, en leur donnant les moyens de s’adapter à des mouvements amples et imprévisibles. Sous peine de voir notre économie asphyxiée, nous devons sans cesse innover et inventer. Sous peine de voir les pathologies politiques proliférer, nous devons promouvoir la recherche de la vérité par le débat et la critique rationnelle.


Ces trois tâches, former, innover, construire le savoir, c’est l’université qui en a la responsabilité au premier chef. Mais les grands mouvements qui ont forgé notre pays, s’ils ont enfanté une tradition intellectuelle glorieuse, se sont toujours défié des institutions universitaires. L’idée d’institutions collégiales où l’ensemble des disciplines se confrontent et s’enrichissent est pourtant née en France et en Italie au Moyen Age. Mais pour innover intellectuellement, former ses savants, ses ingénieurs, ses élites administratives, la France, depuis le XVIe siècle, a préféré engendrer une série d’institutions singulières : le Collège de France, les Mines, Polytechnique, l’Ecole normale supérieure, les Chartes, l’Ecole pratique des hautes études, Sciences-Po, et tant d’autres. Pour surmonter la relative faiblesse de notre recherche, nous avons créé au XXe siècle des organismes, le CNRS, l’Inria, l’Inserm, l’Inra, le CEA, l’Ifremer, l’IRD et d’autres, qui nous ont permis de faire beaucoup mieux que combler nos retards.

Il a fallu quelques décennies pour qu’universités, grandes écoles et organismes engagent une collaboration plus efficace, avec une pluralité de tutelles et non sans difficulté. L’effort continu de l’Etat, le talent des individus et le génie de notre pays ont assuré un certain succès à ce système baroque. Les (...)

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