Entreprises : en temps de crise, les DRH sont en première ligne

En ces temps de crise sanitaire, les DRH (directeurs et directrices des ressources humaines), en première ligne, gèrent des situations compliquées. Après le meurtre d’une DRH en Ardèche, jeudi 28 janvier, la profession se sent menacée. Ce sont en effet souvent eux qui annoncent les mauvaises nouvelles. "Le DRH devient un bouc émissaire par rapport à l’entreprise, on ne peut peut-être pas tuer une entreprise, mais il y a des fous qui tuent un DRH, c’est affreux mais ça arrive. Il y a une zone de risques dans ce travail", explique Jean-Christophe Sciberras, DRH de grands groupes depuis 25 ans. Sur le front des mauvaises nouvelles Certains d’entre eux racontent des tensions persistantes à cause du manque de visibilité dans le futur, due à la pandémie. À la tête de l’association des DRH français, Audrey Richard constate une vraie souffrance de la part de ses collègues. "Nous avons mis en place une cellule d’écoute psychologique depuis plusieurs années, et on constate que sur le mois de janvier, on reçoit beaucoup plus d’appels. Donc en effet, les DRH vivent des moments difficiles. Le DRH est là pour tout le monde dans l’entreprise, mais au final, qui est là pour lui ?", résume la présidente de l’ANDRH (Association nationale des DRH).