Ces entreprises étrangères qui ne se retirent pas de Russie

Certaines sociétés étrangères implantées en Russie ont quitté ce pays après l’agression de l'Ukraine, en 2022. Mais pour d'autres, c'est un chemin de croix malgré leur intention de partir. Le quotidien économique britannique The Financial Times révèle leurs déboires administratifs et financiers.

D'après les calculs de la Kyiv School of Economics, l'école d'économie de Kiev, à ce jour 1 600 multinationales ont quitté le marché russe ou ont réduit leurs activités dans le pays. Mais plus de 2 100 sont restées. Ainsi, les entreprises telles que le fabricant américain de produits de beauté Avon, le spécialiste français des gaz industriels Air Liquide ou encore la multinationale anglaise qui fabrique et distribue des produits d'entretien Reckitt ne se retirent pas après des offres de reprise impossibles à accepter.

Des rabais allant jusqu’à 90 % de l’estimation initiale

Il faut dire que depuis le début de la guerre en Ukraine, Moscou n'a cessé de durcir les conditions de sortie. Une taxe de 15% est systématiquement versée à l'État russe. Les entreprises qui cherchent encore à quitter la Russie sont confrontées à moultes déboires administratifs et financiers, allant jusqu'à une prise de contrôle d'actifs pour un rouble symbolique par Moscou. Shell, HSBC, Polymetal International ont dû vendre leurs actifs avec des rabais allant parfois jusqu'à 90% de l'estimation initiale. Danone et Carlsberg ont même vu leurs actifs saisis temporairement.


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