Un entrepreneur mis en examen pour avoir loué des pass d'entrée d'immeuble à des cambrioleurs

·2 min de lecture
Grâce aux pass fournis par l'homme d'affaires, les malfaiteurs ont cambriolé pas moins de 130 logements

À la tête d'une entreprise de prospectus, l'homme d'affaires arrondissait copieusement ses fins de mois en fournissant des pass Vigik à des malfaiteurs.

Son petit trafic a provoqué plus d'une centaine de cambriolages. Un entrepreneur indien âgé de 41 ans et deux autres personnes sont mis en examen depuis le mois d'octobre dernier pour avoir organisé et mené un juteux trafic de pass d'entrée d'immeuble en région parisienne.

130 vols par effraction entre 2018 et 2019

Comme l'explique Ouest France, le chef d'entreprise, à la tête d'une société spécialisée dans la diffusion de prospectus, fournissait des pass Vigik à ses deux complices, qui les cédaient ensuite en location à des cambrioleurs. Ces derniers les utilisaient par la suite pour accéder sans peine à l'intérieur d'immeubles parisiens, à la recherche d'appartements à dévaliser.

C'est à la suite d'interpellations de plusieurs personnes ayant participé à ces vols que le trafic a été découvert. "Ces jeunes gens sont soupçonnés d’avoir, entre 2018 et 2019, commis 130 vols par effraction à Paris, explique une magistrate, citée par Le Parisien. Les cambrioleurs interpellés ont confirmé qu’ils achetaient ces badges auprès de membres de la communauté indienne."

L'entrepreneur soutient qu'il n'était pas le cerveau de l'opération

D'après le quotidien francilien, l'homme d'affaires à la tête du réseau prenait soin une fois les cambriolages effectués de récupérer les cartes magnétiques par le biais de ses complices, car il ne voulait "pas avoir affaire directement aux cambrioleurs", comme le précise une source proche de l'enquête citée par Le Parisien.

Au cours de sa garde à vue, l'entrepreneur a reconnu les faits, mais affirmé qu'il avait agi sous les ordres d'une tierce personne, "qu’il appelle le patron", révèle une source citée par le quotidien francilien. À son niveau, il affirme que le trafic lui permettait d'améliorer considérablement sa situation financière. En effet, comme le détaille Le Parisien, l'individu touchait "1200 euros par mois" avec sa société de prospectus et récupérait en plus "2000 euros mensuels" en louant des pass Vigik à des malfaiteurs.

Ce contenu peut également vous intéresser :