Entre reconversion et violences accrues, la prostitution à l'épreuve du Covid-19

·1 min de lecture

Cinq ans après son instauration, le bilan de la loi pénalisant les clients de prostituées et favorisant la reconversion des travailleuses du sexe est mitigé. Si les restrictions sanitaires liées au Covid-19 ont incité des femmes à rompre avec le milieu, elles ont aussi accentué les violences et la précarité.

Sortir de la prostitution ? C'était l'objectif de la loi du 13 avril 2016, pénalisant les clients des travailleuses du sexe et abrogeant le délit de racolage. Le texte visait à encadrer le parcours de sortie de la prostitution (PSP), à travers des aides financières pour compenser la perte de revenus. Selon nos informations, un total de 564 personnes ont engagé un PSP. Elles étaient 183 au 1er mars 2019, 300 un an plus tard et le chiffre au 1er janvier 2021 est de 403. Un bilan plutôt maigre au regard des 40 000 femmes prostituées en France et malgré l'apparition, entre-temps, de la pandémie. Les règles sanitaires ont-elles favorisé la reconversion de prostituées ? En partie, mais en partie seulement, répondent les associations.Quitter le trottoir ? " C'est une option que vous avez sans cesse à l'esprit ", raconte Alice*, ancienne prostituée. Originaire du Nigeria, elle est d'abord arrivée en Italie en 2015 où elle s'est fait happer par un réseau de proxénètes. Après avoir pris la fuite, elle a rallié la France en 2017 avant de se prostituer à nouveau, cette fois " à son compte ". " Je n'avais pas le choix. Même si on rêve d'en sortir, il faut bien survivre et...

Lire la suite sur Marianne

A lire aussi

Covid-19 et isolement : avec les infirmières qui rendent visite aux personnes âgées du 93

Faut-il arrêter le progrès technique ? Débat entre François Ruffin et Jean-Claude Michéa

Grenoble : avec Eric Piolle, entre avancées et renoncements, une gestion éco-illogique

Présidentielle : vers une guerre des signatures entre les communistes et Mélenchon ?

Comment combattre le néolibéralisme ? Débat entre François Boulo et Pierre Jacquemain