Entre réfugiés, passeurs et contrebandiers, à Kassala, près de l’Érythrée

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Parmi les personnes présentes à Kassala, cette famille Rashaïda prend la pose.
Parmi les personnes présentes à Kassala, cette famille Rashaïda prend la pose.

De hautes montagnes raides cisaillent le ciel. À leur pied, une multitude de petites maisons brunes et vertes : Kassala. L?entrée dans cette ville de l?est du Soudan se fait par une large route goudronnée. Sur les bas-côtés, des garages, de longues files devant les pompes à essence et des centaines de 4x4 Toyota Hilux. « Ce sont les véhicules utilisés par les passeurs », explique Hamit Ibrahim, journaliste local. « L?Érythrée est à 15 kilomètres d?ici. Les habitants de Kassala travaillent principalement dans l?agriculture ou dans la contrebande. Ils transportent tout en Érythrée : du sucre, des céréales, du pétrole, tout », ajoute-t-il.

A? l?entre?e de la ville de Kassala, des centaines de Toyota Hilux te?moignent des activite?s des contrebandiers (juin 2021). © Morgane Wirtz - Hans Lucas

Aaron* est l?un d?entre eux. Il a 28 ans. Grand de taille, le visage ceint d?une fine barbe, il a fui l?Érythrée il y a trois mois. La contrebande de marchandises vers l?Érythrée lui permet de vivre dans sa ville d?accueil. « J?ai une moto. J?importe du sucre, des confiseries, du Coca et de l?eau », explique-t-il. Aaron utilise des routes frauduleuses, loin des postes de sécurité pour voyager. Il change plusieurs fois de vêtements, se couvre d?un turban pour passer pour un Soudanais. « Tu peux gagner de l?argent là-dedans, mais c?est très dangereux. S?ils m?attrapent, ils vont me renvoyer en prison », ajoute-t-il.

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