Entre provocations et critiques, le rappeur slowthai secoue la conscience politique britannique

Yann Bertrand
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Quand les caméras de la télévision britannique choisissent subitement le plan large, on sait que quelque chose est en train de se passer. Ce 19 septembre 2019, le rappeur slowthai doit chanter en direct, nommé pour le prestigieux Mercury Prize. Il débarque sur scène avec une marionnette de Boris Johnson. Enfin, juste la tête, décapitée.

Le jeune rappeur a alors 25 ans et une enfance compliquée derrière lui, dans la banlieue de Northampton. Son premier album Nothing Great About Britain raconte sa colère, fondue dans une musique qui fusionne punk et hip-hop. Il part à la conquête des festivals, notamment la grand-messe de Glastonbury, il est recruté par le groupe Gorillaz sur un titre. L'homme est capable, en interview, d'insulter le Premier ministre, ou à deux doigts de se battre avec un spectateur après avoir harcelé sur scène la comédienne Katherine Ryan, lors des NME Awards en février 2020. Il s'est depuis excusé (article en anglais).

Un deuxième album remarqué

En clair, slowthai est instable, certes, mais son discours et surtout sa musique sont très construits. La semaine dernière, il a sorti un deuxième album comme un nouvel uppercut. En duo avec l'autre star du hip-hop anglais Skepta, il sort un tube, CANCELLED.

Il chante aussi nhs, en forme d'hommage au système de santé britannique fragilisé par les gouvernements successifs.

Dans sa musique et ses actes, une constante : aucune crainte de prendre position. C'est aussi pour ça que slowthai est aujourd'hui si populaire, (...)

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