Entre Liz Cheney et Marjorie Taylor Greene, le parti républicain trouve un fragile statu quo

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Le parti républicain n'a finalement pas pris de sanctions à l'encontre de Liz Cheney, qui avait voté la mise en accusation de Donald Trump. Mais certains élus ont applaudi Marjorie Taylor Greene et ses minces excuses après la révélation de ses propos complotistes.

L'unité du parti est préservée, au prix d'un équilibre bancal. Mercredi, les élus républicains ont voté pour que Liz Cheney conserve ses fonctions de dirigeante du parti -elle est la numéro 3 des républicains de la Chambre des représentants. Une décision prise après les vives critiques dont la fille de l'ancien vice-président Dick Cheney a fait l'objet pour avoir osé, comme neuf autres républicains, voter en faveur de la mise en accusation de Donald Trump pour «incitation à l'insurrection» pour son rôle dans l'invasion du Capitole, le 6 janvier, par certains de ses partisans. Mais il ne faut pas interpréter ce vote comme un rejet du trumpisme au sein du parti : dans le même temps, le patron des élus conservateurs Kevin McCarthy a refusé de prendre des sanctions à l'encontre de Marjorie Taylor Greene, élue pro-Trump de Géorgie, au coeur d'une polémique ces derniers jours avec le rappel de ses propos conspirationnistes et antisémites. Ces propos ont été tenus avant son élection au Congrès, a-t-il avancé. Mais ils ne sont pas si anciens : en novembre 2018, par exemple, elle émettait l'hypothèse qu'un rayon laser contrôlé par la banque internationale Rothschild pourrait être à l'origine du mortel incendie Camp Fire, en Californie. Elle a présenté de timides excuses mercredi, après avoir tweeté samedi : «Je ne reculerai pas. Je ne m'excuserai jamais. Et je me battrait toujours pour le peuple.»

Tout en dénonçant «sans équivoque» ses propos passés «sur les fusillades à l'école, la violence politique et les théories du complot antisémites qui ne représentent pas les valeurs des républicains», il a refusé de prendre des mesures à son encontre, rapporte le «New York Times». Les démocrates, accuse-t-il, «soufflent sur les(...)


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