Entre humour et gravité, le premier confinement raconté à travers 450 œuvres exposées à Échirolles

Les 51 jours du premier confinement ont inspiré plus d’un quidam. L’art déconfiné, des confiné(e)s en est la preuve. Cette exposition du centre du graphisme d’Échirolles en Isère met en lumière le travail d’artistes amateurs et professionnels sur cette période qui nous a tous marqués.En plein premier confinement, le centre du graphisme d’Échirolles appelle les confinés à aborder la situation de manière artistique. Les œuvres affluent. "On a été un peu envahis mais avec plaisir puisque chacun a pu nous faire part de son ressenti", raconte Geneviève Calatayud, directrice du site. Le centre du graphisme réceptionne plus de 450 œuvres venues de sept pays. Des affiches, des dessins, des collages, des peintures ou encore des photographies qui racontent ce nouveau quotidien. Des oeuvres graves, humoristiques "Celle-ci est intéressante parce qu’on voit que le É de santé tombe, donc le système est mis à mal avec la crise", analyse la directrice du centre du graphisme en désignant une œuvre qui détourne l’expression "le travail, c’est la santé". D’autres abordent le sujet avec moins de gravité et beaucoup plus d’humour. "On va s’en sortir, s’en sortir", raconte ce dessin multicolore. "Je peux aller jouer dehors ? Oui mais dans ta chambre", ironise l’auteur de cette affiche. L’espoir pour une vie meilleure est également au rendez-vous avec ce soleil qui vient se superposer au virus. "Il nous dit : la vie reprend, on voit le bout du tunnel, c’est la lumière", commente Geneviève Calatayud. Pour l’heure virtuelle, en attendant la réouverture des lieux culturels, l’exposition est actuellement visible sur le site du centre du graphisme jusqu’au 31 mars.