Entre enfants et samouraïs, Paris passe à l’heure du Japon grâce à deux expositions

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© Collection du Kumon Institute of Education

Voilà un angle inédit pour aborder l’art nippon : se consacrer à la représentation de l’enfance durant l’ère Meiji (1868-1912). Un moment crucial dans l’histoire du Japon , qui rouvre alors ses frontières après une période de paix, de prospérité et de repli sur soi d’une durée de deux cents ans. Quand cet isolement prend fin, l’archipel voit affluer les ­Occidentaux, qui font du commerce et importent la modernité notamment au niveau de l’éducation, de la tenue vestimentaire…

La Maison de la culture du Japon propose donc une immersion* dans le quotidien des garçons et des filles à cette période clé, en dépeignant leurs activités grâce à une série de 140 estampes aux couleurs vives, caractéristiques de cette époque, accompagnées de manuels illustrés en provenance du Machida City Museum of Graphic Arts de Tokyo. La visite, accessible à toute la famille, brille par son ampleur et sa fluidité.

On découvre comment le Japon a mis en place progressivement un nouvel enseignement scolaire : les cours particuliers deviennent collectifs, et surtout obligatoires. Dans ce contexte, des artistes produisent des estampes ludiques et pédagogiques, des outils indispensables pour les plus jeunes. Nikutei Karyô réalise un triptyque qui retranscrit en détail une scène se déroulant dans une école primaire : un professeur utilise un tableau noir pour dispenser sa leçon d’anglais (l’apprentissage des langues étrangères a le vent en poupe), les élèves disposent de bancs et de pupitres, ils ne sont pl...


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