Entre classicisme et renouvellement, ce que cachent le nom des partis politiques

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Fin décembre, le Parti communiste français célébrait un siècle d'existence, donnant lieu à de nombreuses analyses quant à l'évolution de ce mouvement dans le paysage politique actuel. Aujourd'hui discutés voire contestés dans un environnement politique mouvant, les partis n'en restent pas moins des acteurs fondamentaux de la vie politique d'un pays. Organisations fondées sur le rassemblement de membres animés de convictions politiques communes - définition de parti dans le Trésor de la langue française informatisé -, ils adoptent des stratégies afin de séduire des électeurs potentiels. Parmi ces stratégies, le choix du nom.

Le nom de parti est porteur d'enjeux symboliques sur la scène politique. Vis-à-vis de l'électorat et de l'opinion publique, il doit être reconnu, retenu, manipulable dans les discours ; surtout, il doit être évocateur - porteur d'un projet, d'une mémoire, d'une histoire. Il sert au groupe dénommé à se situer vis-à-vis des adhérents, des électeurs potentiels, mais aussi des autres partis. De ce fait, à l'enjeu politique s'associe une dimension sémantique.

Des noms propres atypiques

A l'instar des noms de personnes, les noms de partis peuvent être considérés comme des noms propres. Conformément aux critères principaux de cette catégorie, ils renvoient de manière stable et univoque à un référent unique (un individu - le parti). Une fois créé, ce lien dénominatif est transmis et mémorisé, ce qui constitue une sorte de "contrat dénominatif", indépendant de la s...


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