« Quand vous entendez dire du mal des juifs, dressez l’oreille, on parle de vous »

Par Le Point.fr
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Reproduction d'un photo d'Ilan Halimi qui a été séquestré et torturé durant trois semaines dans une cité de Bagneux avant d'être retrouvé agonisant le 13 février 2006 près d'une gare de banlieue. 
Reproduction d'un photo d'Ilan Halimi qui a été séquestré et torturé durant trois semaines dans une cité de Bagneux avant d'être retrouvé agonisant le 13 février 2006 près d'une gare de banlieue.

Février 2006. Un jeune homme de 23 ans est retrouvé mort près de la gare de Sainte-Geneviève-des-Bois après 24 jours de séquestration et de torture. Ce jeune homme, Ilan Halimi, a été assassiné parce que juif. Il est mort parce que ses bourreaux, emplis de préjugés antisémites, pensaient que l'enlever leur permettrait d'accéder aux présumées richesses des juifs.

L'affaire Ilan Halimi marque un tournant. Pour la première fois depuis le début des années 2000, le gouvernement français, finit, bien que tardivement, par reconnaître que les qualificatifs, crapuleux et antisémite, pour un crime ne sont pas forcément antinomiques. Le caractère antisémite de l'acte ne fait plus débat, ainsi que la montée de violences accumulées depuis cinq ans, attaques d'écoles, de synagogues ou de personnes. Le début de la prise de conscience politique est enfin là.

Quinze ans plus tard, l'arsenal législatif français contre le racisme et l'antisémitisme est l'un des plus complets au monde. À chaque acte antisémite médiatisé, les condamnations verbales pleuvent de la part de toutes les personnalités politiques. Nous trouvons auprès de nombreux partenaires antiracistes qui luttent sur le terrain, contre le racisme et l'obscurantisme, des raisons d'espérer pour notre vivre ensemble. Mais cet espoir appelle aussi un mouvement mêlant la grande ampleur du nombre à la particularité de chaque individu.

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