ENQUETE. Comment le milieu du patinage se déchire depuis le scandale des violences sexuelles

Il entreprend de récupérer ce qu'il a perdu, à commencer par… son permis de conduire. Poussé à démissionner en février dernier, l'ancien président de la Fédération française des sports de glace (FFSG) Didier ­Gailhaguet, qui n'aime pas lambiner quand il est au volant, s'apprête à repasser l'examen du Code de la route. Tout en conduisant une offensive pied au plancher contre la ministre des Sports, laquelle avait mis en cause sa "responsabilité morale et personnelle" dans le scandale des violences sexuelles qui a éclaté en janvier. Depuis que Roxana ­Maracineanu a précipité sa reddition en enclenchant une procédure de retrait de délégation de l'Etat à la FFSG, Didier ­Gailhaguet fomente sa vengeance. Après lui avoir adressé le 25 mai une demande indemnitaire préalable, qu'elle a refusée, il a attaqué la ministre en justice la semaine dernière : il lui reproche d'avoir exercé "une pression décisive" pour obtenir sa démission, étaie le recours de 33 pages que le JDD a pu consulter. Présenté par ses avocats comme "un véritable bouc émissaire", l'ex-président, qui percevait un salaire de 5.650 euros brut à la fédération, réclame 302.550 euros pour "les préjudices irréversibles" subis.

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