Enquêtes sur les violences policières : l'avocat de la Ligue des droits de l'Homme s'inquiète "du travail de blanchisseuse de l'IGPN"

franceinfo

"Je pense que l'IGPN, le pouvoir politique et le parquet ne veulent pas d'enquêtes en matière de violences policières", a réagi l'avocat Arié Alimi, membre de la Ligue des droits de l'Homme vendredi 8 novembre sur franceinfo, après le bilan, présenté par le parquet de Paris, des enquêtes pour violences policières en marge du mouvement des "gilets jaunes". Deux policiers sont renvoyés en correctionnelle.

franceinfo : Il va donc y avoir des procès de policiers. Est-ce la preuve pour vous que l'IGPN [Inspection générale de la police nationale] fait son travail sereinement ?

Arié Alimi : L'IGPN fait un travail conforme à la volonté des syndicats [de police]. Quand on voit les chiffres, qui concernent seulement Paris, et qui ne sont pas définitifs puisque 72% des procédures sont encore en cours d'analyse, on peut s'inquiéter du travail de blanchisseuse de l'IGPN. Hier, nous avons eu un appel de l'IGPN pour une personne qui a perdu un oeil le 16 mars 2019. Nous l'avions signalé le jour même. Et ce n'est qu'aujourd'hui qu'ils nous appellent. Résultat, les vidéos qui auraient permis la manifestation de la vérité ont été perdues. Et je pense que ça s'applique à énormément de cas.

L'IGPN dit que les policiers ne font que répondre à des provocations, d'ailleurs certains syndicats policiers récusent le terme de violence policière...

J'ai entendu aussi les (...)

Lire la suite sur Franceinfo

A lire aussi