Enquêtes autour des mystères de l’art

Par Arthur Frydman
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Salvator Mundi
Salvator Mundi

Le marché de l'art, bien qu'attractif, est en réalité extrêmement opaque. Fraudes, vols, blanchiment d'argent, commerce de faux ou malversations, la financiarisation croissante du secteur alimente chaque année de nouveaux épisodes et scandales qui ternissent l'image de ce marché. La preuve par trois.

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Géopolitique autour du « Salvator Mundi » attribué à de Vinci

Le 15 novembre 2017 à New York, le marteau de Christie's tombe une fois, deux fois, trois fois. À la clé de ces trois coups ? Une belle illustration d'un des excès du marché de l'art : le tableau le plus cher de toute l'histoire, vendu par le milliardaire russe Dmitri Rybolovlev, est adjugé 450 millions de dollars. Acheté dans les années 2000 pour un peu plus de 1 000 dollars, jamais un bien marchand n'a pris autant de valeur en si peu de temps. La toile, baptisée Salvator Mundi (le sauveur du monde en latin), était présentée comme étant de la main de Léonard de Vinci ; elle est acquise par un intermédiaire pour le compte du prince héritier d'Arabie saoudite Mohammed ben Salmane. Depuis cette acquisition, l'authenticité de l'?uvre a perpétuellement été remise en cause par nombre d'experts internationaux et le portrait n'a d'ailleurs plus jamais été aperçu. Ni au Louvre d'Abu Dhabi, où il devait être exposé, ni au musée du Louvre de Paris, qui était censé le présenter lors de la grande rétrospective consacrée à de Vinci pour les cinq [...] Lire la suite