Une enquête ouverte, notamment pour viol, après un signalement de l'école CentraleSupélec à la justice

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Le campus de CentraleSupélec à Gif-sur-Yvette. - Google Streetview
Le campus de CentraleSupélec à Gif-sur-Yvette. - Google Streetview

C'est un rapport interne à l'école qui a conduit la justice à se saisir de l'affaire. Le parquet d'Evry a ouvert ce jeudi une enquête préliminaire pour "harcèlement sexuel, agressions sexuelles et viols" après avoir reçu la veille un signalement de la direction de CentraleSupélec, une prestigieuse école d'ingénieurs, a appris BFMTV.com auprès du parquet, confirmant les informations de TF1-LCI.

Ce signalement repose sur les résultats d'une vaste étude menée auprès des étudiants pour établir un constat sur les actions en faveur de l'égalité femme-homme menée au sein de la prestigieuse école d'ingénieurs. Sauf que les résultats de cette enquête anonyme menée par mail ont révélé des faits particulièrement graves, qui auraient eu lieu lors de l'année universitaire qui vient de s'écouler.

28 viols dénoncés

Sur les 2.386 élèves de première et deuxième année interrogés par l'association qui promeut l'égalité femme-homme Çapèse - sur les 4.300 que comptent CentraleSupélec - 51 femmes et 23 hommes disent avoir été victimes de harcèlement sexuel, selon des résultats divulgués dans un communiqué de l'école.

Toujours selon cette étude, 46 femmes et 25 hommes disent avoir subi une agression sexuelle et 20 femmes et 8 hommes un viol. Dans 9 cas sur 10, les agresseurs étaient d'autres élèves et les faits se sont produits dans le cadre associatif ou dans la résidence étudiante à Gif-sur-Yvette.

"Les résultats de cette enquête nous ont sidérés", commente Romain Soubeyran, directeur de l’école, dans un communiqué, assurant n'avoir reçu "aucun signalement" jusqu'alors dénonçant ces "situations inacceptables".

Un signalement a été réalisé par la direction de l'école auprès du procureur de la République d'Évry, qui a ouvert une enquête confiée à la Brigade de recherches de la gendarmerie de Palaiseau. Un premier travail d'identification des victimes, qui ont répondu anonymement, devra être effectué par les enquêteurs avant de vérifier les faits dénoncés et identifier les agresseurs présumés.

Article original publié sur BFMTV.com

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