Enquête ouverte à Bruxelles après la mort d'un homme arrêté par la police

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En Belgique, des violences ont émaillé une manifestation organisée mercredi après la mort d’un jeune suite à son arrestation. Trois manifestants ont été présentés ce jeudi au procureur et une enquête a été ouverte pour homicide involontaire.

Avec notre correspondant à Bruxelles, Pierre Benazet

Samedi 9 janvier, à la tombée de la nuit, lors de la dispersion d’un rassemblement interdit à Bruxelles pour cause de Covid-19, Ibrahima Barrie a été appréhendé après s’être enfui en courant. Arrivé au poste de police, il s’est évanoui. Selon l’avocat de la famille, il aurait alors été laissé inconscient au sol pendant au moins cinq minutes.

Le rapport d’autopsie évoque un arrêt cardiaque, mais cette explication n’a apparemment pas convaincu. Un demi-millier de manifestants se sont rassemblés mercredi 13 janvier pour protester. La manifestation a débordé et donné lieu à de véritables scènes d’émeutes, avec tentative d’incendie d’un commissariat dans le quartier de Schaerbeek. Des projectiles ont été lancés sur les forces de l’ordre, certains atteignant même la voiture de Philippe, roi des Belges, dont le convoi passait là par hasard. Une centaine de personnes ont été interpellées. Trois d'entre elles ont été présentées au parquet.

Ce jeudi, une instruction a été ouverte pour homicide involontaire suite à la mort d’Ibrahima Barrie. Le commissaire général de la police fédérale belge préconise que tous ses policiers en intervention disposent d’une caméra individuelle.

Il n’y avait plus eu de manifestation notable à Bruxelles depuis le rassemblement Black Lives Matter en juin après la mort de George Floyd aux États-Unis. Cette manifestation s’était soldée par d’importants débordements.