Enquête sur l'ex-femme d'Éric Ciotti: le chef des députés LR dénonce une "juridiction d'exception" pour son parti

Le chef de file des députés LR Olivier Marleix le 24 octobre 2022 à l'Assemblée nationale à Paris - JULIEN DE ROSA © 2019 AFP
Le chef de file des députés LR Olivier Marleix le 24 octobre 2022 à l'Assemblée nationale à Paris - JULIEN DE ROSA © 2019 AFP

Le président des députés LR, Olivier Marleix, a critiqué mardi l'ouverture d'une enquête par le Parquet national financier (PNF) sur les emplois de l'ex-épouse d'Eric Ciotti, dénonçant "une juridiction d'exception" pour son parti et un "deux poids deux mesures".

"Le PNF s'invite dans le calendrier électoral" des Républicains et "cela ne me surprend plus", a lancé Olivier Marleix devant la presse, alors que M. Ciotti est donné comme favori pour la présidence du parti.

"Un deux poids deux mesures"

Le PNF a ouvert une enquête préliminaire après la publication d'articles selon lesquels Caroline Magne, ex-épouse du candidat, a cumulé plusieurs emplois pendant près de dix ans. L'enquête a été ouverte pour détournement de fonds publics, abus de confiance et recel de ces infractions, a précisé mardi le Parquet national financier.

"Personne ne conteste la matérialité, la réalité des emplois occupés", a estimé le président du groupe LR. Éric Ciotti avait notamment expliqué la semaine dernière avoir employé Caroline Magne comme collaboratrice parlementaire "à temps très partiel" et "dans le strict respect des lois et règlements".

"Ce qui me gêne, c'est que le PNF semble pratiquer un deux poids deux mesures" et "ressemble à une juridiction d'exception pour Les Républicains", a poursuivi Olivier Marleix en évoquant les enquêtes passées sur François Fillon et Nicolas Sarkozy.

"De la transparence pour tout le monde"

Il a souligné avoir lui-même fait un signalement en 2019 à la justice après le rachat controversé d'Alstom par GE, où il s'interrogeait notamment sur le rôle joué par Emmanuel Macron, alors ministre de l'Economie. Il s'est dit insatisfait de la réponse du PNF, même s'il avait ouvert une enquête préliminaire.

Le député a aussi regretté l'absence d'enquête après des articles de presse sur l'emploi de l'épouse de Bruno Le Maire comme collaboratrice parlementaire dans le passé.

"Si on veut de la transparence, il faut de la transparence pour tout le monde", a martelé Olivier Marleix

Article original publié sur BFMTV.com