Enquête : quel est l'avenir de l'expérimentation animale ?

Éléonore Solé, Rédactrice scientifique
·1 min de lecture

En 2018, près de deux millions d'animaux ont été utilisés dans les laboratoires français selon une enquête du ministère de la recherche. Parmi eux, 75 % étaient impliqués dans des procédures dites « légères » ou « modérées ». Seulement 18,7 % se trouvaient dans des procédures « sévères », et 6,3 % dans des procédures « sans réveil ». Puisque contrairement à une idée reçue, ces deux millions d'animaux ne sont pas morts des suites de l'expérience subie. Les préoccupations morales et éthiques d'une part grandissante de la population veulent néanmoins que ce chiffre diminue, jusqu'à ce que plus aucun animal ne soit considéré comme un « modèle expérimental ».

Actuellement, les scientifiques ont recours aux animaux de laboratoire pour plusieurs raisons :

  • la recherche fondamentale, qui vise à accroître nos connaissances ;

  • la recherche appliquée, dont le but est d'améliorer le bien-être humain et animal ;

  • les études toxicologiques, obligatoires pour commercialiser certains produits comme les médicaments à usage humain ou vétérinaire ;

  • la protection de l'environnement, comprenant les tests pour les produits susceptibles d'être répandus dans la nature ;

  • l'enseignement ;

  • le maintien de colonies d'animaux génétiquement altérés ;

  • la recherche pour la conservation des espèces.

Les trois premiers points représentent plus de 90 % des utilisations d'animaux. Plus précisément, les études toxicologiques englobent quelque 27 % des tests, dont 14,6 % sont consacrés à la médecine vétérinaire. Au sein de l'Union européenne, une directive stipule que « le remplacement total des procédures appliquées à des animaux vivants à des fins scientifiques et éducatives » est l'objectif à atteindre « dès que ce sera possible sur un plan scientifique ».

Les expérimentations animales visant à l'autorisation de mise sur le marché de nouveaux produits ne concernent pas que ceux à usage humain, mais aussi ceux à usage vétérinaire, que ce soit pour les animaux de compagnie ou les animaux de ferme. © didesign,...
Les expérimentations animales visant à l'autorisation de mise sur le marché de nouveaux produits ne concernent pas que ceux à usage humain, mais aussi ceux à usage vétérinaire, que ce soit pour les animaux de compagnie ou les animaux de ferme. © didesign,...

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