ENQUÊTE FRANCEINFO. Comment Génération identitaire a "berné" des propriétaires pour organiser leurs camps d'été

Brice Le Borgne
·1 min de lecture

Les mines sont graves, les bras croisés. Une centaine de jeunes sont alignés, tous en short beige et tee-shirt bleu. En position martiale pour écouter les organisateurs de cette université d'été 2020 de Génération identitaire, à Montgreleix (Cantal). Au dos d'un tee-shirt, souvenir d'un précédent camp d'été, une citation d'Homère donne le ton : "Du combat, seuls les lâches s'écartent."

Chaque été depuis sa création en 2012, c'est devenu une tradition pour Génération identitaire, groupe d'extrême droite dont la dissolution a été actée en Conseil des ministres le mercredi 3 mars. Une centaine de militants se retrouvent pour passer de 5 à 7 jours dans un village de loisirs ou un gîte à la campagne, loué pour l'occasion.

L'association reste toujours discrète sur les lieux exacts de ses camps d'été. Mais sur leurs comptes YouTube, Telegram ou Parler, réseau social prisé de l'extrême droite, les identitaires publient de nombreuses photos et vidéos de leur semaine.

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A partir des indices observés dans ces images, tels que le paysage, la disposition des bâtiments ou des particularités notées çà et là, nous avons pu retrouver tous les lieux exacts où Génération identitaire a organisé ses camps d'été depuis 2014, dans le Cantal, en Haute-Loire, en Isère ou en Savoie...

"C'est quand je suis revenu que j'ai compris"

Exemple avec l'édition 2020 : sur le réseau social (...)

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