ENQUÊTE FRANCEINFO. Comment le Covid-19 contraint les militaires et les croisiéristes à réinventer les navires

Philippe Reltien

Pour l’armée française, le 7 avril 2020 a résonné comme un coup de tonnerre. La mission Foch du groupe aéronaval, composée du porte-avions Charles-de-Gaulle, mais aussi de plusieurs autres navires, est interrompue en plein océan : 85 militaires ont été dépistés positifs au Covid-19. Ils sont si nombreux qu’on a dû les placer en quarantaine dans un local improvisé baptisé "zone alpha", sous la piste d’appontage à l’avant du navire.

Une fois alertée, la ministre des Armées, Florence Parly, ordonne le retour du porte-avions au port de Toulon. L’épisode sera largement médiatisé. Les 1 760 marins, et les 193 de la frégate Chevalier Paul, mettent pied à terre. Au final, 1 064 marins seront contaminés. Ceux qui ne requièrent pas une hospitalisation sont placés en quatorzaine dans le Var, à Toulon, à Saint-Mandrier-sur-Mer et à Hyères.

Alors que toute l’attention est mobilisée par le Charles-de-Gaulle, en coulisses, on généralise les mesures de précaution. Le 11 avril, des pilotes de Rafale qui atterrissent sur la piste de Landivisiau dans le Finistère sont vus portant des masques chirurgicaux. Le même jour, 167 occupants du pétrolier ravitailleur Somme sont examinés au centre d’instruction naval de Brest, par des médecins venus de Marseille. Ils seront finalement (...)

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