Enquête sur un eurodéputé RN pour menaces de mort lors d'une soirée durant le confinement

·2 min de lecture

Jérôme Rivière est visé par une enquête notamment pour des menaces de mort attribuées à l'un des convives d'une soirée à son domicile parisien, en décembre alors que la France était encore confinée. 

Le député européen RN Jérôme Rivière est visé par une enquête notamment pour des menaces de mort attribuées à l'un des convives d'une soirée à son domicile parisien, en plein confinement, a appris l'AFP auprès du parquet de Paris. Sollicité par l'agence de presse, le parquet de Paris a confirmé une information du "Point" et de "Médiapart" et indiqué avoir ouvert une enquête préliminaire pour tapage nocturne, injures publiques et menaces de mort. Les faits se sont déroulés dans la soirée du 13 décembre dernier.

Jérôme Rivière organise un dîner à son domicile, dans le 8e arrondissement de la capitale, avec son épouse et au moins trois convives, selon Médiapart, alors que le confinement est encore en vigueur. Plusieurs habitants de l'immeuble se plaignent du bruit auprès de Jérôme Rivière, sans succès. Des insultes fusent à l'encontre des voisins mécontents, ont-ils relaté au média en ligne.

Il assure avoir organisé "un dîner de travail"

Après le passage d'une patrouille de police, appelée par un voisin, la situation s'envenime et des menaces sont proférées par au moins un invité, filmé par un adolescent depuis une fenêtre, selon une vidéo diffusée sur le site de Médiapart. "C'est pour les chasseurs de tête. Ils vont te couper les cheveux. Ils vont te raser la tête", l'entend-on. Il aurait ajouté, selon l'adolescent, confirmé par un voisin: "Je vais te couper la tête".

Une plainte a été déposée le lendemain, le 14 décembre. Les investigations ont été confiées au service d'accueil et d'investigations de proximité du VIIIe arrondissement (SAIP 08), a indiqué le parquet de Paris. L'eurodéputé a porté plainte lundi pour "dénonciation calomnieuse" contre deux voisins, estimant que personne n'avait proféré de menaces de(...)


Lire la suite sur Paris Match