Enquête contre le RN: pour Éric Dupond-Moretti, "Marine Le Pen utilise et instrumentalise cette procédure"

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Le garde des Sceaux a dénonce "un mensonge" de la présidente du Rassemblement national et demande "de respecter le police."

Le garde des Sceaux a haussé le ton. Invité ce dimanche soir sur l'antenne de BFMTV, Éric Dupond-Moretti est revenu sur les propos de Marine Le Pen, qui quelques heures après que le JDD a publié plusieurs révélations au sujet de l'affaire sur les soupçons d'emplois fictifs touchant le parti du Rassemblement National, a dénoncé une manoeuvre politique téléguidée par le gouvernement. 

"C'est doublement diffamatoire" 

En guise de préambule, ce dernier a dénoncé "un mensonge de plus", et a pointé du doigt "de la politique de caniveau." 

"Je déplore que les procès-verbaux fassent l'objet d'une publication. Marine Le Pen, pour qui je n’ai pas une grande sympathie, est une justiciable comme les autres et le secret de l’enquête existe. Elle utilise et instrumentalise à son compte cette procédure pour dire que la police, qu’elle soutient tout le temps à des fins parfois politiciennes aurait obéi au garde des Sceaux. C’est doublement diffamatoire", a-t-il souligné.

Dans la suite de son propos, Éris Dupond-Moretti s'est montré scandalisé par cette accusation de la présidente du Rassemblement national. 

"Je lui demande de respecter la police. On donne en permanences des leçons, la police, il faut la respecter que quand ça la concerne. Je fais remarquer qu’elle a été relaxée, je n’ai rien à en redire, mais toujours est-il qu’elle n’a pas hurlé au laxisme", a-t-il ajouté.

"Je suis ulcéré" 

Quelques secondes plus tard, le garde des Sceaux a profité de cette parenthèsepolitique pour attaquer le Rassemblement national, qui selon lui ont a un comportement déloyal ce dimanche. 

"Vous avez vu ce qu'ils m'ont fait dans le Nord avec la montre et les boutons. Il y a l’arbitre des élégances qui est sorti de sa réserve pour critiquer le fait que j’étais monté voir les électeurs et qu’avec les jeunes, pour coller des affiches, je portais une montre et des boutons de manchette."

A cela, l'ancien avocat a répondu par un ultime tacle. 

"Je voudrais dire que je n‘ai jamais piqué de montre à un membre du FN et j’estime que c’est la moindre des choses de me présenter correctement devant les électeurs. C’est une honte, c’est du caniveau, j’ai bossé toute ma vie et je suis ulcéré par ces méthodes, C’est ça le Front national voyez-vous", conclut-il.

Article original publié sur BFMTV.com

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