Enquête. En Afrique du Sud, les coulisses d’un chaos organisé

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Début juillet, l’Afrique du Sud a été secouée par dix jours d’émeutes après l’arrestation de l’ancien président Jacob Zuma. Ces violences, les pires depuis la fin de l’apartheid, ont été soigneusement planifiées, révèle le Daily Maverick. Mais les “organisateurs” ont été dépassés.

Des membres de l’African National Congress [ANC, le parti politique au pouvoir, dont est issu l’ex-président Jacob Zuma], de l’ANC Youth League [section jeunesse] et du South African Youth Congress ont posté des messages sur WhatsApp dans lesquels ils se vantent des pillages et des barrages routiers au plus fort des émeutes qui ont frappé le KwaZulu-Natal et le Gauteng, entre le 9 et le 16 juillet.

Ces messages montrent comment les organisateurs ont planifié les désordres via des groupes WhatsApp et au sein des structures du parti au pouvoir. Le groupe principal a d’abord été appelé “Free Zuma Coordinators” [Coordination Libérez Zuma], avant de devenir “Free Zuma Information” [Information Libérez Zuma], avec des groupes satellites disséminés dans différentes régions. Les membres de groupes moins importants annonçaient quelles routes, petites et grandes, seraient fermées et où auraient lieu les pillages. Puis ils envoyaient des messages aux chefs quand les membres avaient mis un projet à exécution.

L’ancien président Jacob Zuma a été emprisonné dans la nuit du 7 juillet, et deux nuits plus tard des carjackings de camions ont commencé sur la N3, au [péage] Mooi River Toll

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