"Un ennemi de la République": pour Darmanin, l'imam Iquioussen "n'a rien à faire sur le sol français"

Gérald Darmanin à Marseille, le 8 août 2022. - Capture d'écran
Gérald Darmanin à Marseille, le 8 août 2022. - Capture d'écran

"J'en fais une affaire pour la République". Après un revers infligé par le tribunal administratif de Paris qui a suspendu vendredi dernier l'expulsion d'un imam vers le Maroc, le ministre de l'Intérieur est bien décidé à ce que Hassan Iquioussen quitte le territoire français.

"Je regrette personnellement les motivations et la décision du tribunal administratif de Paris qui considère que la vie familiale de ce Monsieur l'emporte sur la protection des intérêts des Français: je n'ai pas cette opinion et c'est pour ça que j'ai fait appel devant le Conseil d'État", a fait valoir le ministre de l'Intérieur ce lundi lors d'un déplacement à Marseille.

"Ce n'est pas une question d'affaire personnelle (...) mais je ne suis pas de ceux qui se découragent", a poursuivi Gérald Darmanin.

Fiché S

"Les ennemis de la République ne peuvent pas rester à l'intérieur de la République", a encore justifié le ministre. Selon Gérald Darmanin, Hassan Iquioussen "tient des propos antisémites", "nie l'égalité entre les femmes et les hommes", "nie des génocides" et "appelle à considérer que les attentats qu'il y a eus sur le sol français étaient des complots".

"Il est radicalisé puisque les services de la DGSI ont considéré depuis 18 mois désormais qu'il devait être fiché S", a encore ajouté le ministre.

"Ce Monsieur n'a rien à faire sur le territoire de la République (...). Il a lui même choisi de ne pas être Français, il est d'une nationalité étrangère", a estimé Gérald Darmanin, précisant que ce dernier "ne représente pas l'immense majorité des musulmans de notre pays qui aiment la République".

"J'attends avec sérénité la décision du Conseil d'État", a assuré le ministre. "S'il nous donne tort: nous étudierons ensemble les moyens de donner les forces à la République de modifier la loi s'il le faut. Pour que les prédicateurs de haine qui ne sont pas Français n'aient rien à faire sur le sol de la République".

Article original publié sur BFMTV.com