Enlèvement de Mia : les réseaux complotistes, le nouveau danger

Lola Montemaggi, la mère de la petite Mia, mise en examen vendredi 23 avril, est soupçonnée d’avoir commandité l’enlèvement de sa fille, placée chez sa grand-mère par les services sociaux. La jeune femme adhère à des thèses complotistes. Il y a un an, sur son compte Facebook, elle publie un texte qui dénonce des enlèvements d’enfant par des réseaux organisés au cœur de l’État. "Ces enfants sont destinés à alimenter le réseau pédocriminel sataniste", lançait-elle. Dans un message audio qui s’adresse à un groupe Telegram de 3 000 membres, elle met en avant la désobéissance face aux lois de l’État. Renverser les institutions L’obsession d’un État criminel qui s’en prendrait aux enfants est une thèse conspirationniste développée par le mouvement QAnon aux Etats-Unis. Depuis quelques années, ces théories se propagent aussi en France, sur Internet. Lors d’une manifestation à Paris, place de la Bastille, en septembre dernier, Morad El Hattab, partisan de ces thèses, annonçait que la France était devenue le pays de la pédophilie, "Pedoland". Il se dit contre les enlèvements d’enfants, mais d’autres groupes les envisagent et sont surveillés par les services de renseignement, qui les soupçonnent de vouloir renverser les institutions.