Enlèvement de Mia: le point sur l'enquête

Mélanie Vecchio avec Hugo Septier et AFP
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Le procureur de la République d'Epinal Nicolas Heitz tient le 14 avril 2021 à Epinal une photo de Mia Montemaggi, une fillette de 8 ans enlevée la veille - SEBASTIEN BOZON © 2019 AFP
Le procureur de la République d'Epinal Nicolas Heitz tient le 14 avril 2021 à Epinal une photo de Mia Montemaggi, une fillette de 8 ans enlevée la veille - SEBASTIEN BOZON © 2019 AFP

Quatre jours après l'enlèvement de la petita Mia, les investigations se poursuivent afin de retrouver la trace de la fillette enlevée dans le village des Poulières, à une trentaine de kilomètres d'Épinal. Les gardes à vue des suspects, appréhendés mercredi et jeudi, avaient été prolongées une première fois de 24 heures, avant d'être renouvelées à la demande du procureur de Nancy, François Pérain.

Vers une mise en examen

Elles devraient s'accompagner d'une présentation ce dimanche à un juge d'instruction de Nancy "en vue de leur mise en examen se feront normalement dimanche", a appris samedi l'Agence France-Presse (AFP) auprès parquet. Pour les deux hommes interpellés mercredi, les gardes à vue devaient se terminer dimanche soir, et lundi matin pour les deux suspects appréhendés jeudi.

Le parquet de Nancy est désormais saisi de cette affaire, la qualification de d'enlèvement "en bande organisée" exigeant une compétence spécifique dont est dépourvu le tribunal d'Épinal, saisi dans un premier temps.

Vendredi en fin d'après-midi, il avait déclaré que la petite fille de 8 ans et sa mère, suspectée d'avoir commandité l'enlèvement, étaient toujours introuvables.

Surveillés pas les autorités

Âgés de 23 à 60 ans et sans antécédent judiciaire, les quatre hommes ont été arrêtés à Paris, en Seine-et-Marne, aux Lilas (Seine-Saint-Denis) et en Meurthe-et-Moselle.

Les ravisseurs présumés ont affirmé avoir agi à la demande de la mère de l'enfant, Lola Montemaggi, 28 ans, qui voulait récupérer sa fille, dont elle n'avait plus la garde, selon le procureur d'Épinal Nicolas Heitz.

Toutefois, les suspects étaient déjà dans le viseur des autorités, soupçonnés d'être proches des milieux complotistes et anti-système. La Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI) soupçonnait ce groupuscule de projeter un enlèvement d'enfant à Epinal et avait obtenu l'information selon laquelle ce rapt devait se dérouler entre le 12 et le 16 avril. Ils font par ailleurs l'objet d'une enquête préliminaire menée par le parquet national antiterroriste (PNAT) pour association de malfaiteurs terroriste.

Article original publié sur BFMTV.com