Enlèvement de Mia : certains survivalistes sont "dans une logique d'effondrement volontaire" et peuvent être "dangereux", selon un ancien négociateur du Raid

franceinfo
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Il y a les survivalistes "optimistes [...] qui recherchent l'autosuffisance" et les survivalistes "dans une logique d'effondrement volontaire", ceux-là peuvent être "dangereux", a expliqué sur franceinfo vendredi 16 avril Laurent Combalbert, ancien négociateur du Raid. Ce spécialiste des kidnappings et des mouvements survivalistes et collapsologues a écrit Négo, un roman noir inspiré de son travail.

Dans l'enlèvement de Mia, quatre hommes soupçonnés d'adhérer à une mouvance complotiste et survivaliste sont en garde à vue.

franceinfo : Qui sont les survivalistes et combien sont-ils ?

Laurent Combalbert : On a du mal à les chiffrer de manière claire. Il y a les survivalistes que j'appelle optimistes, ceux qui se préparent à un effondrement du système partiel et qui commencent à aller chercher l'autosuffisance et l'autonomie. Et puis, les survivalistes agressifs, qui sont dans une logique d'effondrement presque volontaire, recherchée, qui se retrouvent par quelques centaines sur des réseaux et sur des pages spécialisées.

Le terme de survivaliste pour cette première catégorie est un petit peu exagéré puisqu'ils ne cherchent pas la survie, ils cherchent à vivre autrement. Ils sont dans la recherche de l'autosuffisance, de l'autonomie énergétique, du localisme, arriver à se nourrir localement, avoir un impact écologique le plus le plus léger possible, réduire sa consommation. Et donc, ils sont plutôt solidaires et jouent sur l'entraide. Alors que les survivalistes agressifs ou (...)

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