Les enjeux du congrès mondial de la nature de l’UICN

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Le congrès de l’Union internationale de conservation de la nature (UICN) à Marseille se situe à une année charnière entre le faible bilan de la décennie écoulée en matière de biodiversité et les objectifs à atteindre d'ici 2030 et 2050.

Un congrès pas comme les autres. Le rendez-vous quadriennal de qui ouvre ses portes le 3 septembre 2021 à Marseille s’inscrit dans un contexte très particulier. L’épidémie de Covid-19 n’a pas seulement bousculé l’agenda de l’organisation internationale. Elle a démontré avec puissance que des liens perturbés entre l’Homme et la nature lui étaient fortement préjudiciables. Cette zoonose spectaculaire affectant la planète toute entière révèle l’impact que peuvent avoir la déforestation, l’exploitation irraisonnée des espèces sauvages, l’accélération des épidémies provoquées par la vitesse des échanges internationaux. Le constat a été fait dans d’autres enceintes internationales (OMS, PNUE). L’UICN y apporte le savoir des écologues et gestionnaires des espaces naturels.

Des objectifs de préservation de la nature à définir

Le congrès se déroule par ailleurs au moment où la communauté internationale doit décider de ses objectifs de préservation de la nature d’ici 2030 et 2050, année où l’érosion de la biodiversité et la destruction des milieux naturels devront avoir cessé. Cette négociation, menée sous l’égide de la (CDB) adoptée en 1992 à Rio de Janeiro, doit se clore en . La précédente décennie n’incite pas à l’optimisme. A Nagoya (Japon) en 2010, les 195 Etats membres de l’ONU avaient adopté.

Parmi ceux-ci, l’engagement de réduire d'ici 2020 "d’au moins de moitié et si possible ramenés à près de zéro le rythme d’appauvrissement de tous les habitats naturels y compris les forêts" n’a évidemment pas été tenu et la situation a même empiré. Les Etats ont pourtant atteints leur objectif de placer sous protection 17% de la surface terrestre. Mais l’érosion continue de la biodiversité décrite par de 2019 sur l’état de la nature, montre que ces zones protégées sont inefficaces. Or, l’une des ambitions de la COP15 est de porter de 17 à 30% la surface terrestre protégée. Un but vain si cette préservation n’est pas efficace.

Une évaluation réaliste et scientifique de l'état de [...]

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