Les "engins explosifs improvisés", le pire ennemi de Barkhane au Mali

Jacques Deveaux
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Cinq soldats français sont morts en l'espace de quelques jours au Mali. Point commun à ces deux attaques, l'utilisation d'engins explosifs improvisés (EEI ou IED en anglais) qui dans les deux cas ont transpercé le blindage des véhicules utilisés par les militaires français. L'Etat Major de l'armée française ne donne pas de précision quant à la nature de ces engins, sans doute par sécurité. Car c'est indéniablement la plus grande menace qui pèse sur la force Barkhane. Et aussi sur les populations civiles.

Sur les 55 soldats de Barkhane tués depuis 2013, près du tiers ont été victimes de mines ou d'engins explosifs improvisés. Au point que l'armée française a créé en 2018 un laboratoire à Gao qui analyse tout engin découvert. Nature de l'explosif, méthode de mise à feu, tout est passé au peigne fin. Cela "permet de comprendre la constitution et l’utilisation des mines artisanales, ainsi que les techniques utilisées par l’ennemi, afin de mieux pouvoir les contrer", explique le site du ministère des Armées.

La réponse à la menace passe aussi par le matériel, en particulier les véhicules, dont le blindage est de plus en plus important pour résister aux explosifs, en particulier au niveau du plancher. Des brouilleurs d'ondes sont également utilisés afin d'empêcher le (...)

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