"Il enfreint la loi": Sandrine Rousseau réagit aux propos de Gérald Darmanin

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Gérald Darmanin et Sandrine Rousseau. - AFP
Gérald Darmanin et Sandrine Rousseau. - AFP

Les échanges entre Sandrine Rousseau et Gérald Darmanin montent encore d'un cran. Au lendemain des déclarations du ministre de l'Intérieur qui menaçait de divulguer des échanges privés avec la candidate écologiste, cette dernière a réagi au micro de franceinfo ce jeudi.

"Ce qu'il fait là, en tant que premier flic de France, c'est qu'il enfreint la loi sur un plateau. Puisque la menace de diffusion publiquement des conversations privées est punissable par la loi [...]. C'est une personne capable de mettre l'intimidation au-dessus des lois. Et c'est très grave, quand on le fait face à une candidate à la présidentielle, c'est très grave en démocratie. Ce n'est pas une petite affaire et je me réserve la possibilité de donner des suites judiciaires", affirme l'ancienne secrétaire nationale adjointe d'Europe Écologie-Les Verts (EELV).

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Au micro de France Inter la veille, le ministre de l'Intérieur avait affirmé que Sandrine Rousseau avait été "très vexée" lorsqu'il ne l'avait pas choisie en tant que directrice de l'IRA (Institut régionaux d'administration, NDLR) de Lille lorsqu'il était encore ministre de la Fonction publique. Il avait également menacé de "publier les demandes de rendez-vous et les demandes de nomination" de Sandrine Rousseau. Au sujet de la dite nomination, la candidate écologiste a tenu à s'expliquer également:

"J'avais été sélectionnée à l'issue des trois entretiens préalables à l'embauche. J'avais été désignée première à l'issue des trois entretiens et c'est Gérald Darmanin qui bloquait ma nomination donc oui, je lui ai demandé un rendez-vous par sms" explique-t-elle, assurant qu'il n'y "a aucun problème" à ce qu'il publie les échanges en question.

Darmanin, le "déclencheur" de la candidature Rousseau

La passe d'armes avait débuté dimanche dernier, lors du premier débat de la primaire écologiste. Sandrine Rousseau avait expliqué avoir ressenti l'envie de se présenter à la primaire suite à la nomination de Gérald Darmanin en tant que ministre de l'Intérieur. Arrivé en juillet 2020 place Beauvau, l'ancien ministre de l'Action et des comptes publiques faisait face à des accusations de viol.

Figure du mouvement #MeToo en France après avoir fait partie des femmes ayant accusé l'ancien député écologiste Denis Baupin d'agressions et harcèlement sexuels, Sandrine Rousseau dit avoir ressenti "une humiliation" en voyant Gérald Darmanin prendre ses nouvelles fonctions.

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"Ça a été une humiliation pour toutes les femmes qui avaient dénoncé des violences dans le cadre de #MeToo", lance la candidate écologiste, qui interroge: "comment peut-on avoir à la tête d'un ministère de l'Intérieur, c'est à dire à la tête de la police, une personne accusée d'un crime?".

Après une première plainte à son encontre classée sans suite, Gérald Darmanin fait l'objet d'une information judiciaire pour viol dans le cadre d'une seconde affaire ouverte en 2020. À l'issue d'une confrontation avec la plaignante en mars dernier, le ministre est resté placé sous le statut de témoin assisté. Il reste donc mis en cause mais le juge estime pour le moment qu'il n'y a pas suffisamment d'éléments pour attester de sa culpabilité.

Article original publié sur BFMTV.com

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