"Enfin ma ville est libre": scènes de liesse en Ukraine après la reprise de Kherson

"Enfin ma ville est libre": scènes de liesse en Ukraine après la reprise de Kherson
Des Ukrainiens célèbrent la reprise de Kherson aux forces russes, sur la place Maïdan à Kiev, le 11 novembre 2022 - Genya SAVILOV / AFP
Des Ukrainiens célèbrent la reprise de Kherson aux forces russes, sur la place Maïdan à Kiev, le 11 novembre 2022 - Genya SAVILOV / AFP

Le drapeau bleu et jaune flotte à nouveau à Kherson. Les Ukrainiens ont largement célébré la reprise de la ville aux forces russes vendredi, après presque neuf mois de conflit. Les scènes de liesse se sont multipliées dans le pays, notamment à Kherson et à Kiev, entre larmes, chants et ouvertures de bouteilles de champagne.

Des soldats accueillis en héros

Les images ont fait le tour des réseaux sociaux. Des Ukrainiens, emmitouflés dans un large drapeau, crient victoire. Après l'annonce de ce succès militaire, la joie prédomine dans le pays.

Les troupes ukrainiennes sont accueillies en héros à Kherson vendredi, alors que des soldats tentent de se frayer un chemin en voiture au milieu d'une foule enthousiaste. Certains membres des forces armées sont même portés en triomphe par les manifestants.

"Forces armées ukrainiennes!", clament les habitants.

Rassemblement spontané à Kiev

Dans la soirée, des centaines de personnes se rassemblent spontanément à Kiev sur la place Maïden, emblématique place nationale, pour fêter ce succès en chantant l'hymne ukrainien et plusieurs chants patriotiques, selon nos envoyés spéciaux sur place.

"Vive l'Ukraine!", "Kherson, c'est l'Ukraine", scandent en cœur les manifestants.

Certains ouvrent des bouteilles de champagne dans une ambiance résolument festive, symbole d'unité dans le pays.

"Nous avons tous pleuré"

"Enfin ma ville libre, celle où je suis née, où j'ai vécu toute ma vie", confie à l'AFP, les larmes aux yeux Nastia Stepenska, 17 ans, les couleurs de l'Ukraine peintes sur les joues.

"Quand (les Russes) sont arrivés, c'était l'horreur, on ne savait pas ce qu'il se passerait le jour d'après, si on resterait en vie", témoigne la lycéenne, encore "en état de choc".

"J'ai dit à mes enfants, c'est bon nous sommes libres, et nous avons tous pleuré", se réjouit Artem Lukiv, 41 ans, habitant de Kherson réfugié à Kiev. "Ça fait neuf mois qu'on attendait ce moment", souffle-t-il.

Article original publié sur BFMTV.com