Enfants français de Daesh: Laurent Nuñez assure qu'"il n'y aura pas de rapatriement des mères"

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Le coordinateur national du renseignement et de la lutte contre le terrorisme Laurent Nuñez le 3 janvier 2022 sur BFMTV. - Laurent Nunez
Le coordinateur national du renseignement et de la lutte contre le terrorisme Laurent Nuñez le 3 janvier 2022 sur BFMTV. - Laurent Nunez

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Les enfants, seulement les enfants. Invité à réagir à notre dernier long format sur le difficile retour des enfants français de membres de Daesh, Laurent Nuñez a rappelé la règle concernant les opérations de rapatriements des mineurs se trouvant en Syrie.

"Elles visent en priorité les orphelins", a martelé le coordinateur national du renseignement et de la lutte contre le terrorisme, "ce sont des opérations préparées dans la plus grande discrétion, les jeunes enfants qui sont orphelins mineurs isolés ou dont la mère accepte de se séparer peuvent bénéficier d'un rapatriement".

Depuis janvier 2021, aucune nouvelle opération d'évacuation n'a été effectuée par la France, entraînant des poursuites devant la Cour Européenne des Droits de l'Homme. Ces opérations, menées "dans la plus grande discrétion" pour des raisons de sécurité, ne concernent d'ailleurs pas les mères de ces enfants.

"Ce n'est pas le choix qui a été fait par la France"

"Il n'y aura pas de rapatriement des mères", a réassuré l'ancien secrétaire d'État. Le gouvernement français avait pourtant d'abord envisagé de rapatrier ces mères françaises, avant de revenir sur ses déclarations. Un grand nombre de jihadistes françaises souhaitent rentrer en France, bien que sachant qu'elles y seront jugées pour terrorisme et emprisonnées.

"Ce n'est pas le choix qui a été fait par la France", a rappelé Laurent Nuñez, "la France considère que ces mères, qui sont des adultes et des jihadistes, ont commis des exactions et doivent être jugées là où elles ont commis ces exactions."

Cette position, partagée jusqu'à l'été dernier par plusieurs autres pays, n'est plus suivie par tous les États.

"Certains ont dérogé à cette règle et ont accepté de rapatrier certaines mères, dans certains cas, après criblage sécuritaire [...] uniquement depuis l'été 2021", a néanmoins relevé Laurent Nuñez.

Article original publié sur BFMTV.com

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