Enfant, il a livré une bûche de Noël à Johnny à Grosrouvre : « Ce tête-à-tête éphémère m’a marqué à vie »

Elisabeth Gardet
Patrick Scicard, ancien patron du Lutetia et du Martinez, ancien président du directoire de la Maison Lenôtre, a vécu un tête-à-tête « fondateur » avec Johnny Hallyday à l’âge de 10 ans, à Grosrouvre

Avant d’embrasser une carrière dans l’hôtellerie de luxe, Patrick Scicard était fils de pâtissier, à La Queue-lez-Yvelines. Le souvenir de cette rencontre avec la star du rock, en 1965, l’a accompagné toute sa vie.


Cette année-là, ce fut son cadeau de Noël. Il allait s’en souvenir toute sa vie. 24 décembre 1965. Patrick Scicard a 10 ans. Son père est pâtissier à La Queue-lez-Yvelines. Dans la boutique de la rue Nationale, « Au fin gourmet », le paternel enchaîne les bûches de Noël. Il faut bientôt sauter dans la camionnette pour une livraison à Grosrouvre, un village voisin. Le pâtissier connaît le nom du client. Pas le petit Patrick, qui rechigne à se farcir la livraison avec son père, alors que ses copains savourent leurs vacances au pied du sapin.

Un soda avec Sylvie Vartan et Carlos

Voilà les Scicard devant une propriété cossue. Et le père qui lâche, mystérieux : « Vas-y, tu vas avoir une surprise ». La bûche de Noël sous le bras, Patrick s’exécute. Ding dong. La surprise, c’est lui : Johnny Halliday, sur le pas de la porte. L’icône du rock’n’roll sous les yeux du petit pâtissier, qui l’invite à entrer. Lui propose un soda, que Patrick déguste devant le sapin du dieu de la scène. Dans le salon, il y a Sylvie Vartan. Et le chanteur Carlos, qui lui fait la bise…

« Tout est vrai, assure Patrick Scicard, 52 ans plus tard, au lendemain du décès du chanteur. Johnny était là, en famille, tellement gentil, les yeux pétillants. Ce tête-à-tête éphémère m’a marqué à vie. Ce soir-là, j’étais jaloux de mes copains qui pouvaient jouer alors que je travaillais. Mais moi, j’ai pu approcher une étoile. Je n’échangerai cette journée pour rien au monde. » Dans un livre paru en 2009 chez Ramsay, « La vie est une part de gâteau », Patrick Scicard a consacré un chapitre à ce souvenir d’enfance « fondateur ».

Bientôt, le petit garçon de l’époque allait embrasser une carrière fulgurante. Formé sur les bancs de l’école hôtelière de la rue de Médéric, à Paris (XVIIe), Patrick Scicard a (...) Lire la suite sur LeParisien.fr

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