Energies marines renouvelables, une filière d’avenir pour la France ?

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Energies marines renouvelables

ENERGIES MARINES RENOUVELABLES - Selon le dernier baromètre des énergies marines d’EurObserv’ER, le potentiel européen du secteur est tel qu’il pourrait répondre à 10% des besoins électriques européens actuels en utilisant l’énergie des vagues et des courants marins. Les énergies marines renouvelables (EMR) sont d’autant plus intéressantes en hiver et plus abondantes à une période où la consommation d’électricité connaît un pic. 

Les EMR existent sous différentes formes : les marées (l’énergie marémotrice), les courants (l’énergie hydrolienne), le gradient de température entre les eaux de surface chaudes et les eaux froides en profondeur (l’énergie thermique des mers), les vagues (l’énergie houlomotrice), la teneur en sel de l’eau de mer (l’énergie osmotique) et enfin, les vents marins (énergie éolienne). Chacune de ces énergies possède un degré de maturité différent. Pour la plupart, elles sont encore au stade de la recherche et de l’expérimentation.

 

Une jeune filière en pleine expansion

D’un point de vue mondial, les énergies marines pourraient atteindre une puissance installée de 337 GW en 2050 avec 30% issus des courants marins et 70% des vagues. Des chiffres relativement faibles quand on connait ceux du photovoltaïque : plus de 500 GW raccordés, et plus de 600 GW pour l’éolien. 

Du côté de la France, ces trois dernières années ont vu un grand nombre de projets d’EMR prendre vie sur toutes les côtes françaises, que ce soit du côté de la mer Méditerranée, la Bretagne ou en mer du Nord. En revanche, on ne comptabilise à l’heure actuelle qu’un seul parc de production qui est la centrale marémotrice de la Rance, propriété de l’Etat et exploité par EDF. 

Les enjeux pour la filière des EMR sont nombreux : d’abord pour la transition énergétique, c’est-à-dire de réduire les coûts de ces technologies pour les accompagner vers la maturité et ainsi augmenter les projets en France ; ensuite pour l’environnement marin, réussir à maîtriser l’impact environnemental ; et enfin...

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