Enedis rejette un chèque rédigé en breton

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Lanildut dans le Finistère. 
Lanildut dans le Finistère.

En Bretagne, le breton, c’est sacré. Cette langue régionale, qui est enseignée dans certaines universités, est aussi pratiquée au quotidien par certains habitants. Comme cet homme de Lanildut (Finistère), qui a décidé de rédiger un chèque en breton. Ce chèque était adressé à Enedis pour le raccordement de sa nouvelle maison au réseau électrique. Mais la société lui a refusé à deux reprises, rapporte France Bleu Breizh Izel.

Le collectif Ai’ta !, qui œuvre pour la préservation de la langue bretonne, est intervenu pour aider cet habitant de Lanildut, retoquant les deux arguments avancés par Enedis pour le refus de ce chèque. Une première fois, il lui a été expliqué qu’il y avait une « anomalie s’agissant du montant en lettres ». C’est cette partie-là qui était rédigée en breton. Ensuite, dans le message affirmant le second refus, transmis par e-mail, Enedis a assuré que le chèque devait être rédigé entièrement en français.

Enedis présente ses excuses

Ai’ta !, qui doit régulièrement prendre la défense de Bretons vivant ce genre de déconvenues, a vu rouge face aux arguments d’Enedis et a ressorti la convention de Genève de 1931, assurant qu’un « chèque peut être rédigé en toute langue ».

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Mis devant le fait accompli, Enedis a présenté ses excuses au client lésé et lui a demandé de renvoyer un chèque, qui sera encaissé sans problème. « Le refus d’encaissement d’un chèque libellé en langue bretonne [...] Lire la suite

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