Endométriose : un réseau d'établissements spécialisés mis sur pied pour éviter "les douleurs qui impactent la vie de tous les jours"

Anne-Laure Dagnet
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C'est la première cause d'absence à l'école et au travail en France : l'endométriose est une maladie douloureuse, invalidante et qui peut rendre stérile dans les cas les plus graves. Elle touche une femme sur dix. À l'occasion de la semaine européenne de l'endométriose du 8 au 15 mars, le ministère de la Santé a annoncé la création d'un réseau d'hôpitaux et de cliniques spécialisés, avec l'objectif de créer une filière par région d'ici à la fin de l'année.

Clarisse a 34 ans, elle est aide-soignante, son endométriose s'est déclarée en 2012. Au début, c'était de simples douleurs pendant les règles : "Cela a commencé tout doucement et après c'est devenu très intense, je ne pouvais plus supporter." Clarisse ne le sait pas, mais des fragments de son utérus prolifèrent dans son ventre depuis des années. À la quatrième opération, la chirurgienne constate l'étendue des dégâts : "Quand je suis sortie, elle m'a posé la question de comment je faisais pour vivre. Elle avait les larmes aux yeux, elle m'a dit : 'Ce que j'ai vu dans votre ventre, avec 20 ans d'expérience, je ne l'avais jamais vu'."

"J'avais des vomissements, des douleurs, des crampes, c'était horrible."

Clarisse, qui souffre d'endométriose

franceinfo

Clarisse ne peut plus avoir d'enfants, parce que l'endométriose a détruit ses ovocytes. La maladie a aussi eu des conséquences dans son couple et dans son travail à cause de ses absences : "Mes responsables pensaient que j'étais une feignante, quelqu'un qui ne pouvait pas (...)

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