En 2020, le "self-care" a fait son chemin, même chez les hommes

Valentin Etancelin
·Journaliste, Le HuffPost
·1 min de lecture
Pharell Williams nous livre sa routine beauté, ici dans une vidéo pour "Vogue", à l'occasion du lancement de sa marque de skin-care Humanrace. (Photo: Capture d'écran YouTube)
Pharell Williams nous livre sa routine beauté, ici dans une vidéo pour "Vogue", à l'occasion du lancement de sa marque de skin-care Humanrace. (Photo: Capture d'écran YouTube)

BIEN-ÊTRE - Lassitude, anxiété, vulnérabilité ... Depuis le début de l’épidémie de Covid-19, les ressources psychologiques de chacun ont été mises à rude épreuve. Devant l’ascenseur émotionnel que provoque la crise, un mot a fait l’objet de nombreuses discussions cette année: le “self-care”.

Chez Slate, on nous apprend par exemple que la notion, qui caractérise le soin porté à soi en matière de santé physique et morale, ne se réduit pas à passer son dimanche sous la couette devant Netflix. Alors que l’autrice Leigh Stein pointe du doigt, dans un article du New York Times, la réappropriation marketing du concept, Jessica Alba, elle, partage chaque samedi sur Instagram son entraînement en vidéo pour motiver ses abonnés.

Le “self-care” n’a rien de nouveau. Le terme, qui signifie littéralement “soin que l’on prodigue à soi”, est apparu dans les années 1970. Comme l’expliquent l’anthropologue Francine Saillant et le sociologue Éric Gagnon dans un ouvrage sur le sujet, paru dans les années 1990, “a priori, toute pratique de soin pratiquée sans intervention d’un spécialiste, quel qu’il soit, peut faire partie du self-care”.

Le yoga, appliquer un masque ou manger un plat réconfortant en font partie. Se couper des réseaux sociaux, aussi. Les deux chercheurs comparent l’ensemble des initiatives personnelles liées au “self-care” à la médecine populaire, un domaine regroupant des “pratiques fort variées, allant de l’alimentation aux soins proprement dits, en passant par certaines pratiques religieuses et rituelles”.

Un rapport aux émotions inégal

Prendre soin de s...

Cet article a été initialement publié sur Le HuffPost et a été actualisé.