Une employée du FBI s'est enfuie en Syrie pour épouser le jihadiste sur lequel elle enquêtait

Claire Tervé
Une employée du FBI s'est enfuie en Syrie pour épouser le jihadiste sur lequel elle enquêtait

ÉTATS-UNIS- Voilà une histoire dont se serait bien passée le FBI. Une traductrice des renseignements américains, avec une habilitation de sécurité "top secret", qui enquêtait sur un jihadiste, est partie en Syrie pour se marier avec lui, a révélé CNN ce mardi 2 mai. Les faits ce sont déroulés en 2014 mais n'ont été dévoilés que cette année.

Selon la chaîne américaine, la traductrice était chargée d'enquêter sur un jihadiste hautement recherché du groupe Etat islamique, Denis Cuspert, connu sous le nom d'Abu Talha al-Almani. Ancien rappeur allemand, il s'était converti à l'islam en 2010 après avoir survécu à un grave accident de voiture.

Une fois radicalisé, il est devenu recruteur en ligne pour Daech. Il avait aussi composé une chanson louant Oussama Ben Laden et avait menacé de mort l'ancien président des États-Unis, Barack Obama. Il était également connu pour ses vidéos partagées sur les réseaux, notamment celle où il tient une tête humaine coupée.

"J'ai tout gâché"

Un passif qui n'a pas rebuté l'employée du FBI puisqu'elle s'est rendue en Syrie pour se marier avec lui, cinq mois après le début de son enquête, en juin 2014. Elle était pourtant déjà mariée à un soldat américain.

Pour parvenir à ses fins, elle avait annoncé au FBI qu'elle devait partir en Allemagne pour rendre visite à sa famille, alors qu'elle se dirigeait en réalité vers la Turquie, pour ensuite traverser la frontière syrienne.

Cependant, d'après CNN, la traductrice s'est vite rendue compte de son erreur puisque quelques semaines après son union, elle s'est échappée du pays et est revenue aux États-Unis où elle a été immédiatement arrêtée. "J'étais faible et j'ai vraiment tout gâché, a-t-elle écrit dans un email envoyé à un ami américain, rapporte CNN. Je suis partie et je ne peux plus revenir. Je ne sais même pas comment je pourrais faire si j'essayais. Les conditions sont très dures ici et je ne sais pas combien de temps je vais tenir. Mais, peu importe, c'est un peu trop tard...

Retrouvez cet article sur le Huffington Post



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