Emploi : face aux partenaires sociaux, Macron refuse d'ajourner sa réforme de l'assurance chômage

Emmanuel Macron recevait les partenaires sociaux ce 24 juin à l'Elysée.

En début de quinquennat, Emmanuel Macron se targuait d'un objectif : réduire les inégalités qui dévoient le marché du travail tricolore, en faisant cohabiter des "insiders" en CDI et des "outsiders" précaires, notamment des jeunes, qui accusent tous les trous d'air conjoncturels. La crise du Covid-19 semble avoir eu raison de cette ambition.

Devant les partenaires sociaux en effet, qu'il recevait ce 24 juin à l'Elysée, le Président de la République a martelé qu'il cherchait désormais, d'abord à "éviter des licenciements massifs" dans un contexte de crise sanitaire où l'Exécutif n'y voit pas très clair, en instituant deux dispositifs distincts d'indemnisation du chômage partiel déclaré par les entreprises. Dans le même temps, le chef de l'Etat a toutefois pour l'instant exclu d'abroger sa réforme de l'assurance chômage qui doit rogner durement, dès septembre, les indemnités des précaires et des intérimaires en revoyant à la baisse leur mode de calcul. Ils sont pourtant les premiers à avoir été remerciés dès l'instauration du confinement en mars. Une obstination qui hérisse les syndicats de salariés, de la CGT à la CFDT en passant par Force ouvrière et la CFE-CGC. "C'est mener une politique de l'autruche, tâcle François Hommeril, le Président de la CFE-CGC. Car de toute façon, si la dette de l'Unedic flambe à la fin de l'année à plus de 63 milliards d'euros avec la crise, il faudra trouver des solutions. Il est donc inutile de chercher à gagner du temps en pénalisant les plus fragiles pour contenir ce déficit cumulé."

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