"Empêcher qu'il y en ait d'autres" : dans la montagne de Lure, le photovoltaïque de la discorde

Dans la montagne de Lure, en plein cœur des Alpes-de-Hautes-Provence, un collectif citoyen milite depuis deux ans contre la multiplication de parcs photovoltaïques dans une zone naturelle protégée. Si les communes et investisseurs concernés vantent des projets "indispensables" dans la lutte contre le dérèglement climatique, en adéquation avec les ambitions du Pacte vert européen, ces militants dénoncent des projets "destructeurs" pour la biodiversité et le paysage.

"Regardez, ils ont tout détruit", soupire Sylvie Bitterlin. À quelques centaines de mètres au-dessus de la commune de Cruis, dans les Alpes-de-Hautes-Provence, cette comédienne de 62 ans se dresse devant une grille. Derrière se trouve, sous haute surveillance, une grande ferme photovoltaïque flambant neuve. Sur 17 hectares, la garrigue a laissé place à plusieurs milliers de panneaux solaires, entrecoupés de larges travées.

En chantier depuis plusieurs mois, ce parc solaire, opéré par le géant canadien Boralex, est presque terminé. À lui seul, il doit permettre de générer 14,9 mégawatt-crêtes d'électricité, soit l'équivalent des besoins annuels d'environ 12 000 habitants, selon la société. "Un apport indispensable", fait valoir son directeur général, Jean-Christophe Paupe, "alors que la France est en retard dans le développement des énergies renouvelables".


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